Crédit photo : Esku Pilota
Crédit photo : Esku Pilota

Peyo Larralde récidive. Il vient de remporter pour la deuxième fois consécutivement le Masters de fêtes de Bayonne, le tournoi le plus prisé du circuit de main nue élite pro. Une belle confirmation pour ce jeune joueur, qui a été couronné cette saison champion de France élite pro par équipe. Peyo Larralde avait changé d’équipier cette année. Il était associé à Juan Martinez de Irujo, l’homme aux 12 couronnes de champion d’Espagne professionnel, titré dans les trois spécialités : le tête à tête, par équipe et le quatre et demi. Et face à lui, il a retrouvé en finale son équipier de l’an dernier, Baptiste Ducassou, qui avait lui pour partenaire Agustí Waltary. La finale que l’on annonçait explosive s’est soldée par un score sans appel de 40 à 24 !

L’entame ratée d’Agustí Waltary et Baptiste Ducassou

L’opposition des paires Peio Larralde-Juan Martinez de Irujo et Agustí Waltary-Baptiste Ducassou s’annonçait à la fois explosive et prometteuse d’un duel intense. En fait, elle n’aura tenu promesse que sur les premiers points. Avec un bon départ d’Agustí Waltary et Baptiste Ducassou qui prennent le commandement d’entrée (3 à 0), mais la machine se dérègle vite. Agustí Waltary, qui avait épaté tout le monde en demi-finale, fait une faute directe et Baptiste Ducassou prend la pression : « On était bien parti et puis cette faute nous a déstabilisé, car ensuite on s’est retrouvé très vite mené 10 à 3 » avoue Baptiste Ducassou.

Obligé de courir après le score et de subir la domination de cette étonnante paire Peio Larralde-Juan Martinez de Irujo, deux joueurs qui n’ont pas l’habitude de jouer ensemble mais qui unissent parfaitement leurs efforts dans cette finale : « Juan Martinez De Irujo est un cogneur et un gros puncheur, le trinquet moderne lui a parfaitement convenu. Et comme Peyo Larralde a joué juste, on a jamais été en mesure de revenir dans la partie » reconnait le champion d’Itxassou.

Le métier de Juan Martinez de Irujo

Cette grande finale de ces 19es Masters des fêtes de Bayonne aura permis de tirer quelques enseignements. Outre la confirmation de Peyo Larralde, devenu un des maitres du circuit pro, il y a le retour d’Agustí Waltary, qui n’a pas encore retrouvé la plénitude de ses moyens malgré une belle partie livrée en demi-finale : « C’est vrai que lors de la demi-finale, il avait retrouvé toutes ses sensations au but. J’avais même été surpris de la violence de ses coups. On était parvenu à un incroyable retournement de situation (4-20, 40-25), mais pour la finale, il a eu du mal à enchainer. Il n’avait pas récupéré des efforts et on a eu un déficit au but qui ne nous a pas permis cette fois de renverser le score. Je pense aussi qu’il est moins performant en défense » avoue Baptiste Ducassou.

En revanche, on peut saluer le professionnalisme de Juan Martinez de Irujo, qui s’était déplacé avant le tournoi au Moderne pour faire une séance d’entraînement spécifique en testant son placement et les effets de la pelote en trinquet. Car n’oublions pas que le champion d’Espagne n’a pas l’habitude de jouer dans cette spécialité. Il pratique le mur à gauche, un exercice bien différent. Son métier et sa force de bras, associés à la justesse de jeu de Peyo Larralde, ont logiquement dominé cette finale.

Maintenant, Peyo Larralde retrouvera Baptiste Ducassou, son copain de toujours (et adversaire parfois), sur le circuit Esku Pilota à l’occasion des prochains tournois qui vont se multiplier à Cambo puis Souraide, Larressore, Sare et Mendionde. Il y aura de la revanche dans l’air.

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